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Martine au marché

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A la demande générale (une lectrice qui se reconnaîtra), cet article annoncé met trop de temps à paraître, voici donc en exclu tous les trucs ignobles, inattendus, indigestes ou les trois à la fois, qu'on s'empressera de faire manger à ceux qui nous rendront visite. Allez, tout de suite dans le bain de l'exotisme avec quelque chose de (un peu) relevé : A constater le niveau du tas de piment, on a une vague idée de la quantité consommée quotidiennement par les locaux. De quoi faire saliver mon papa, et cracher ses tripes à Pascalou ! ça, bien entendu, vous connaissez, mais si ça ne vous fait pas spécialement envie à cette période de l'année où vous allez bientôt ne manger plus que du chou et des patates, c'est que vous en achetez encore, des dures et oranges, au supru du coin, et ça... c'est pas bien !! Je ne vise personne en particulier, toute ressemblance avec une personne de ma connaissance qui navigue entre Besançon et Mulhouse serait totalement fortui...

Réunion : chapitre 3

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Peut-on voyager à la Réunion et éviter les volcans ? Non, on peut pas. Alors on va sur le volcan, on monte en voiture assez longtemps dans la brume la plus dense qu'on ait jamais vue, on se dit qu'on va rebrousser chemin parce qu'on va rien voir du tout, mais on se rappelle les conseils de Tonton Michmich qui disent "monte, monte, même si tu penses y aller vainement, dépasse ta déception, va au bout de ton chemin, petit scarabée", alors on monte et là, comme par miracle, la purée de pois se dissipe, et... Le soleil dévoile alors un paysage digne des plus grands westerns sur lequel il ne manque que l'esclave noir à cheval qui s'est enfui de sa plantation de coton et qui nourrit secrètement un sentiment de vengeance à l'égard de ses anciens propriétaires... Tout d'abord une grande étendue terreuse sur laquelle ne pousserait même pas une ortie, c'est la plaine des sables si je ne me trompe pas (même le nom, ça donne pas envie de faire l...

Réunion : chapitre 2

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Nous ne sommes pas venus là uniquement pour faire le steak sur la plage, aussi avons-nous décidé de laisser nos enfants (la mort dans l'âme) à leurs grands parents pour profiter des autres atouts naturels de l'île : les cirques. Ici, pas de clowns ni de trapézistes, mais des vallées gigantesques résultant d'un écroulement des... ou plutôt de la tectonique... euh, de l'activité volcanique... Enfin... demandez à Max, c'est plus sûr pour l'explication !   Pour entrer dans Mafate, le cirque le plus fermé des 3 (pas de circulation en voiture possible, seuls les hélicos peuvent approvisionner les habitants en bière et en rhum, denrées vitales à la Réunion), on se fait déposer à l'entrée d'un sentier qui suit les canalisations de captation de l'eau. C'est relativement plat toute la matinée, on marche à flanc de falaise, les paysages sont bruts, massifs, grandioses, un peu hostiles même, ça change de la crête des Vosges ou des rizières. Derr...

Réunion : chapitre 1

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Ah ! Comme ça valait le coup de se battre un peu au consulat pour obtenir ces visas de m… ! Ah comme la lourdeur administrative nous parait loin, remplacée par une autre tout aussi pesante à certains moments de la journée : la chaleur humide, chape de plomb qui te tombe dessus au sortir de l’avion… Mais cela ne nous empêche pas de profiter pleinement des petits trésors de l’île. Vacances rime avec intense, et donner des nouvelles aux gens rime avec prend du temps, voilà pourquoi, malgré la quantité de choses qu’on a envie de vous raconter, le blog reste muet. Allez, je m’y colle, entre la plage et l’apéro, voici les aventures des BONNEGERARDALAREUNION.  La plage à laquelle nous avons accès (nous laissons généreusement les autres aux requins) est ceinturée de corail, on peut donc s’y baigner en toute quiétude et admirer la faune locale haute en couleur avec un équipement rudimentaire : palmes, masque, tuba.  L’eau est à 25°, on y...

Madagascar, quand tu nous (re)tiens

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Vous avez peut-être eu vent de nos pérégrinations administratives. Si non, en quelques mots, les voici : Comme le stipulait l’AEFE dans les paperasses antérieures à notre migration, il fallait des visas transformables de courtoisie.   Johan était allé jusqu’à Moulins accompagné de Pascalou quelques jours avant le départ pour demander ces visas (on était un peu charrette, on veut bien le reconnaître, mais qu’importe). Là-bas, Son-Excellence-Le-Consul-à-qui-je-renouvelle-mes-salutations-bien-alsaciennes (Sôôôlut !!) répond à Johan que ce genre de visa n’existe pas et qu’il faut un visa transformable. Soit. N’empêche qu’il se trouve que ces visas ont été purement et simplement refusés par l’état malgache et que nous ne l’apprîmes que le vendredi précédent notre départ à la Réunion. En un mot : passeports bloqués à Tana en attente de régularisation et visa impossible à obtenir. On aurait à la rigueur pu sortir du pays, mais plus pu y retourner pour la rentrée de n...